Dans le cadre du cycle annuel de conférences mis en place avec Le Cercle des Ecrivains de Locquirec ( CEL) :
LA CONFÉRENCE
Les Fables de Jean de La Fontaine, publiées entre 1668 et 1692, comptent parmi les plus grandes œuvres de la littérature française. Inscrites dans une très ancienne tradition didactique, elles puisent aux sources de l’Antiquité grecque et latine comme à celles des littératures « européennes » et orientales.
Leur auteur ne s’empare pas seulement d’un genre alors réservé aux apprentissages scolaires pour lui donner l’éclat poétique que l’on sait ; il confère à ses apologues une portée inédite en les faisant dialoguer avec les grands débats philosophiques et scientifiques du temps. Aussi les Fables cultivent-elles le paradoxe, cher aux Anciens et à la spiritualité chrétienne. Elles sont tout à la fois connues – n’ont-elles pas bercé notre enfance ? – et méconnues : leur simplicité apparente, adossée à la sagesse des nations, tend à occulter leur savante complexité et le contexte intellectuel qui les vit naître. « Je me sers d’animaux pour instruire les hommes » déclarait le fabuliste.
Quels sens, dès lors, accorder à ce vers si justement célèbre, lequel réunit en son alexandrin les humains et ceux qu’ils ont coutume de mépriser ? Si les Fables livrent une réflexion passablement désabusée sur l’homme, sa nature et sa condition, elles proposent également une méditation tout en nuances sur les liens qui l’unit à ce que nous appelons plus largement aujourd’hui le « vivant ». À l’heure où ce dernier subit des attaques frontales et peut-être irréparables, les relire n’est sans doute pas inutile pour comprendre ce qui se joua au XVIIe siècle.
LA CONFÉRENCIÈRE – FLORENCE ORWAT
Florence Orwat est professeur en Classes Préparatoires aux Grandes Écoles. Elle s’intéresse plus particulièrement au XVIIe siècle français. Ses travaux portent notamment sur l’imaginaire du Grand Siècle, sur des auteurs aujourd’hui peu connus ou inconnus (Mme de La Guette, H. de Campion, Tristan L’Hermite), sur les femmes (Mme de Sévigné, la Princesse Palatine), et plus récemment sur Jean de La Fontaine. Elle a publié une vingtaine d’articles et aux éditions Champion deux essais : L’Invention de la rêverie. Une conquête pacifique du Grand Siècle (2006) et Le Rire chrétien de La Fontaine. Les Contes et Nouvelles en vers (2021).
INFOS PRATIQUES :
Entrée : 5€ (espèces uniquement)
Places limitées à 80 personnes
Sans réservation
Ouverture du lieu à 14H30
Début de la conférence à 15H précises
Fermeture de l’accueil à 15H05








